Métro D, station Bellecour, vendredi 5, 20h. La place Louis-le-Grand se gorge peu à peu de visiteurs avides d'en recevoir plein les yeux. A part la grande roue fidèle au poste et un écran géant, aucune animation n'a envahit la place. La crise semble bien être passée par là. Seule, Fourvière au loin, illuminée de bleu, et sa colline vibrant au son des quatre éléments, rappellent le début des illuminations. A quelques mètres de là, des milliers de têtes se lèvent vers les 10 000 poissons mobiles qui ont colonisé la fontaine des Jacobins transformée en aquarium aérien. Dans une rue parallèle, un autre spectacle attire l'attention des passants. Le théâtre des Célestins célèbre la scène. Après un rapide hommage à la plus connue des marionnettes lyonnaises, Guignol, tous les plus grands noms de la littérature française défilent le long de la façade. On continue la ballade, rue de la république. Elle aussi, s'est vêtue de ses plus beaux atours de Noël. Les stands de crêpes, de gaufres et surtout de vin chaud ont envahit tous les coins de rues du centre.
La place des Terreaux renoue avec le succès
Dès l'arrivée place des Terreaux, la magie s'empare du public. Des ombres chinoises apparaissent à chaque fenêtre avec en bruit de fond, une voix d'enfant. Mais d'un coup, le temps s'accélère. L'horloge de l'Hôtel de Ville devient folle. Les aiguilles semblent perdre toute notion de temps. Durant sept minutes, la place des Terreaux devient une vraie boite à jouet. Nounours, robots, trapézistes et fusées prennent possession de la façade de l'Hôtel de Ville et du musée des Beaux-arts. S'en suivent des milliers de bulles, dont une laissant apparaitre la fontaine de Bartholdi, plus vraie que nature. Mais comme le rappelle le petit géant, « gribouillis, gribouilla », toutes les bonnes choses ont une fin.


